Espace et contexte 3D (ECO biologiquement pertinents et plus parti--3D) La perception tridimensionnelle (3D) de culièrement des photographies de scènes l’espace est basée sur plusieurs indices, naturelles. binoculaires (disparité rétinienne) et En combinant des projets expérimentaux monoculaires (pictoriaux) fournis par des chez l’homme et le patient (psychophy- signaux rétiniens et non-rétiniens (oculo sique, EEG, IRMf, enregistrements intracrâ-- moteurs, proprioceptifs, auditifs, vesti niens) avec des approches théoriques et - bulaires, cognitifs...) et dont l’interpré des études de modélisation, ses projets ont - tation dépend du contexte spatial. Tous pour but : de déterminer les mécanismes- ces facteurs contribuent à la construction clefs qui sous-tendent la remarquable e- d’une représentation multisensorielle de cacité des systèmes visuels biologiques, l’espace et peuvent à leur tour moduler la d’analyser comment l’apprentissage et perception et la reconnaissance des objets. l’expertise peuvent structurer nos repré- L’équipe propose d’explorer ces aspects sentations visuelles et les substrats neuro- complémentaires du contexte spatial par naux assurant leur mise en mémoire, et de diérentes approches : électrophysiolo cerner les eets délétères du vieillissement - gique chez le singe vigile, psychophy sain et pathologique. - sique et potentiels évoqués visuels chez l’homme, avec un accent tout particu- Construction des représentations et lier mis sur les approches parallèles chez états mentaux (CREMe) l’homme et le singe en IRMf, de façon à
Image r L’équipe explore les mécanismes neuronaux adiographique d'une implantation cochléaire chez un établir des homologies entre les aires corti- patient sourd pr et cognitifs de la perception consciente. ofond illustrant les diérents points de contacts de stim cales des deux espèces et guider ainsi les ulation. En surimpression sont illustrés les spectrogrammes Comment se construit cette perception au d'un mot dissyllabique après traitement par un processeur expériences électrophysiologiques chez cours du temps ? Quels sont les mécanismes d'implant cochléaire le primate. Des collaborations avec les . attentionnels sur lesquels elle repose ? Quels ' Cerco, ORL Purpan / Pascal Barone, Olivier Deguine domaines de la robotique, l’astronautique sont les diérents niveaux de représenta-
et la clinique sur les référentiels spatiaux tions mentales ? Comment interagissent- sont également en cours. ils? Qu’est-ce qui distingue les diérents
modes ou états de perception consciente LES Perception et reconnaissance des (perception consciente vs. inconsciente, ÉQUIPES DE RECHERCHE
objets et des scènes (PROS) méta-conscience, états méditatifs) ? Ces Dynamique du traitement et interac L’ecacité du système visuel des primates quelques exemples de paradigmes d’in- - tions corticales (DyTic) est étonnante. En une fraction de seconde térêt sont la perception bistable ou multi- Le traitement de l il est possible de détecter, catégoriser, stable, les illusions perceptuelles, la synes- ’information par le système nerveux central et plus particu reconnaître et identier les objets du thésie, l’eidétisme et l’imagerie mentale, la - lièrement le traitement des informations monde environnant. représentation des intentions. L’équipe fait visuelles et auditives qui est la théma L’équipe PROS s’intéresse à la reconnais appel à une approche interdisciplinaire qui -- tique centrale de l sance et à la représentation neurale des combine diérents outils expérimentaux ’équipe, est réalisé par des neurones regroupés dans plusieurs objets (communs, uniques ou célèbres) chez l’humain (psychophysique, électro- dizaines d et des catégories d’objets. L’une de ses physiologie, imagerie fonctionnelle, modé- ’aires corticales distinctes. La spécicité fonctionnelle propre à chaque originalités est d’utiliser des stimuli lisation computationnelle…). aire corticale dépend non seulement des interactions entre régions corticales, mais également des interactions internes entre modules fonctionnels, ainsi que des propriétés intrinsèques des neurones qui les composent. L’équipe aborde les méca- nismes neuronaux de ces interactions en utilisant diverses techniques complé- mentaires qui s’étendent de l’anatomie fonctionnelle (structure des aires corti- cales en modules neuronaux et vascu- laires) au comportement (psychophysique chez l’homme et le primate non-humain) en passant par l’électrophysiologie chez l’animal et l’imagerie cérébrale chez l’homme.
Réponses oculaires à des stimuli naturels présentés en vision centrale et périphérique ' CNRS / CerCo
